Ouvrir le menu principal

Page:Rabelais marty-laveaux 02.djvu/452

Cette page n’a pas encore été corrigée


Comment par Homenaz nous feut monstré l’archetype d’un Pape.

Chapitre L.



La messe parachevée Homenaz tira d’un coffre près le grand autel un gros fatraz de clefz, desquelles il ouvrit à trente & deux claveures & quatorze cathenatz une fenestre de fer bien barrée au dessus dudict autel, puys par grand mystère se couvrit d’un sac mouillé, & tirant un rideau de satin cramoisy nous monstra une imaige paincte assez mal, scelon mon advis, y toucha un baston longuet, & nous feist à tous baiser la bouche.

Puys nous demanda. Que vous semble de ceste imaige.

C’est (respondit Pantagruel) la ressemblance d’un Pape. Ie le congnois à la thiare, à l’aumusse, au rochet, à la pantophle.

Vous dictez bien (dist Homenaz). C’est l’idée de celluy Dieu de bien en terre, la venue duquel nous attendons devotement, & lequel esperons une foys veoir en ce pays. O l’heureuse & desirée tant attendue iournée. Et vous heureux & bien heureux qui tant avez eu les astres favorables, que avez vivement en face veu & reale-