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Page:Rabelais marty-laveaux 02.djvu/444

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Comment Pantagruel descendit en l’isle des Papimanes.

Chapitre XLVIII.



Laissans l’isle desolée des Papefigues navigasmes par un iour en serenité & tout plaisir, quand à nostre veue se offrit la benoiste isle des Papimanes. Soubdain que nos ancres feurent au port iectées avant que eussions encoché nos gumènes, vindrent vers nous en un esquif quatre persones diversement vestuz. L’un en moine enfrocqué, crotté, botté. L’aultre en faulconnier avecques un leurre & un grand oizeau. L’aultre en solliciteur de procès ayant un grand sac plein d’informations, citations, chiquaneries, & adiournemens en main. L’aultre en vigneron d’Orleans, avecques belles guestres de toille, une panouère & une serpe à la ceincture. Incontinent qu’ilz feurent ioinctz à nostre nauf, s’escrièrent à haulte voix tous ensemble demandans.

Le avez vous veu gens passagiers ? l’avez vous veu ?

Qui ? demandoit Pantagruel.

Celluy là, dirent ilz.

Qui est il ? demanda frère Ian. Par la mort beuf ie l’assomeray de coups. Pensant qu’ilz se guementassent de quelque larron, meurtrier, ou sacrilège.

Comment (dirent ilz) gens pere-