Ouvrir le menu principal

Page:Rabelais marty-laveaux 02.djvu/315

Cette page n’a pas encore été corrigée


Pourquoy les moines sont voluntiers en cuisine.

Chapitre XI.



Cest dist Epistemon, naïfvement parlé en moine. Ie diz moine moinant, ie ne diz pas, moine moiné. Vrayement vous me reduisez en memoire, ce que ie veidz & ouy en Florence, il y a environ vingt ans. Nous estions bien bonne compaignie de gens studieux, amateurs de peregrinité, & convoyteux de visiter les gens doctes, antiquitez, & singularitez d’Italie. Et lors curieusement contemplions l’assiette & beaulté de Florence, la structure du dome, la sumptuosité des temples, & palais magnificques. Et entrions en contention, qui plus aptement les extolleroit par louanges condignes : quand un moine d’Amiens, nommé Bernard Lardon, comme tout fasché & monopolé nous dict.

I’ay aussi bien contemplé comme vous, & ne suys aveuigle plus que vous. Et puys ? Qu’est ce ? Ce sont belles maisons. C’est tout. Mais Dieu, & monsieur sainct Bernard nostre bon patron soit avecques nous, en toute ceste ville encores n’ay ie veu une seulle roustisserie, & y ay curieusement reguardé & consyderé. Voire ie