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CHAPITRE II.

Pourueu qu’on feist vn limonier noueau
A tant de gens qui sont acariatres.

Leur propos fut du trou de sainct Patrice,
De Gilbathar, & de mille aultres trous :
S’on les pourroit reduire à cicatrice,
Par tel moien, que plus n’eussent la tous :
Veu qu’il sembloit impertinent à tous
Les veoir ainsi à chascun vent baisler.
Si d’aduenture ilz estoient à poinct clous,
On les pourroit pour houstage bailler.

En cest arrest le courbeau fut pelé
Par Hercules : qui venoit de Libye.
Quoy ? dist Minos, que n’y suis ie appellé ?
Excepté moy, tout le monde on conuie.
Et puis l’on veult que passe mon enuie,
A les fournir d’huytres & de grenoilles :
Ie donne au diable en quas que de ma vie
Preigne à mercy leur vente de quenoilles.

Pour les matter suruint Q. B. qui clope,
Au sauconduict des mistes Sansonnetz.
Le tamiseur, cousin du grand Cyclope,
Les massacra. Chascun mousche son nez :
En ce gueret peu de bougrins sont nez,
Qu’on n’ait berné sus le moulin à tan.
Courrez y tous : & à l’arme sonnez :
Plus y aurez, que n’y eustes antan.

Bien peu apres, l’oyseau de Iupiter
Delibera pariser pour le pire.
Mais les voyant tant fort se despiter,
Craignit qu’on mist ras, ius, bas, mat, l’empire :
Et mieulx ayma le feu du ciel empire
Au tronc rauir ou l’on vend les soretz :
Que aer serain, contre qui l’on conspire,
Assubiectir es dictz des Massoretz.