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Page:Rabelais marty-laveaux 01.djvu/128

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portez par terre. Adoncques, laissans leurs grandes cappes sus une treille au plus près, commencerent esgourgeter et achever ceulx qu’il avoit desjà meurtriz. Sçavez vous de quelz ferrements ? À beaulx gouvetz, qui sont petitz demy cousteaux dont les petitz enfans de nostre pays cernent les noix.

Puis à tout son baston de croix guaingna la breche qu’avoient faict les ennemys. Aulcuns des moinetons emporterent les enseignes et guydons en leurs chambres pour en faire des jartiers. Mais, quand ceulx qui s’estoient confessez vouleurent sortir par icelle bresche, le moyne les assommoit de coups, disant :

«  Ceulx cy sont confès et repentans, et ont guaigné les pardons ; ilz s’en vont en paradis, aussy droict comme une faucille et comme est le chemin de Faye. »

Ainsi, par sa prouesse, feurent desconfiz tous ceulx de l’armée qui estoient entrez dedans le clous, jusques au nombre de treze mille six cens vingt et deux, sans les femmes et petitz enfans, cela s’entend tousjours

Jamais Maugis, hermite, ne se porta si vaillamment à tout son bourdon contre les Sarrasins, desquelz est escript es gestes des quatre filz Haymon, comme feist le moine à l’encontre des ennemys avec le baston de la croix.

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=== CHAPITRE XXVIII : Comment Picrochole print