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Page:Quinet - Œuvres complètes, Tome VIII, 1858.djvu/173

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de ma cellule. Trois jours vous marcherez ; vous passerez deux fleuves ; après, vous serez arrivés.



Attila.

Est-ce donc toi qui es l’éternel dans cette étroite niche ? On disait que tu vivais dans une tente de diamant sur une montagne d’or ! Pendant que nous passons, couvre de tes paupières tes yeux d’épervier, et d’un pli de ta robe ton livre qui flamboie. Mon carquois est à toi. Quand un archer de nos tribus meurt dans le combat, nous lui faisons un tombeau avec des mottes de terre, avec des fers et des os de chevaux, avec des amulettes et le sang de trente prisonniers. Puisqu’il est mort, ton fils, le Dieu de la terre, nous lui ferons ses funérailles avec les os des peuples, avec les ruines des villes, avec l’or des couronnes, jusqu’à ce que tu dises : c’est assez.



L’Ermite.

Le soir approche. Les chevaux hennissent. Au retour, ils dormiront dans mon étable.