Ouvrir le menu principal

Page:Quinet - Œuvres complètes, Tome VIII, 1858.djvu/126

Cette page n’a pas encore été corrigée


qui reste béante, le désert qui s’avance pieds nus, lui répondent : notre dieu Pan est mort.

Un Dieu plus jeune de mille ans est arrivé ; il enjambera, sans s’élancer, la mer d’un pas.

Raisin des gaules, mûris-toi sous ton chêne ; c’est lui qui te vendangera. Figue d’Espagne, que personne n’a plantée, c’est lui qui te cueillera.

Mais toi, vieil Orient, sans pouvoir délier tes rives, tu resteras assis sur ta plage dans Byzance, comme un pacha à la proue de sa galère ; mets ton turban sur ton front, remplis ton calumet de gomme et d’ambre ; compte les vagues qui passent ; pas une ne te rapportera les jours qui ont été.



Un Sphinx.

Passant, qui chantez si bien, savez-vous donc s’il n’y a plus au Liban du bois de Judée, de quoi tailler une croix ?