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Page:Quinet - Œuvres complètes, Tome VII, 1857.djvu/176

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Mieux que dans un pli de l’aurore,
Dans ton écharpe tricolore
Je veux me bercer tout le jour.
Mes cieux pour toi sont pleins d’amour.
Je veux me lever sur ta gloire
Comme sur un flot sans écueil ;
Et me coucher, dans la nuit noire,
Sur le sommet de ton orgueil.
—Belle étoile, les cieux pâlissent,
Mon épée a lui dans ma main ;
Les rois s’en vont, les dieux périssent.
La terre tremble en mon chemin.
—Encore un jour ! Et de ton glaive
Tu la frapperas dans son rêve.
Encore un jour, comme un flambeau,
Cache ton nom sous le boisseau.
Et chaque jour plus matinale,
Au bord de l’aube orientale,
L’étoile brillait dans la nuit ;
Le fleuve s’éveillait sans bruit.
Autour de l’aire paternelle
Le jeune aiglon battait de l’aile ;
Le jeune coursier bondissait ;
Le jeune géant grandissait.