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COMPOSITION MATHÉMATIQUE, LIVRE I.

de la terre, les six autres étant invisibles ; et quand ces six dernières paraissent au-dessus, les six autres sont invisibles à leur tour. Ce qui prouve que les divisions du zodiaque sont coupées en deux moitiés par l’horizon, en ce que les mêmes demi-cercles sont entièrement, tantôt supérieurs tantôt inférieurs à la terre.

Et, généralement, si la terre n’étoit pas située dans le cercle équinoxial, mais qu’elle fût plus avancée vers l’un ou l’autre pole, soit boréal, soit austral, il arriveroit que, même sensiblement, les ombres projetées de l’orient par les gnomons, ne feroient plus, dans les équinoxes, une même ligne droite avec leurs correspondantes venant de l’occident, sur des plans parallèles à l’horizon. Cependant on voit constamment le contraire ; preuve évidente que la troisième supposition est inadmissible, puisque les raisons qui montrent l’absurdité des deux premières, se rencontrent également dans celle-ci pour la combattre et la détruire.

En un mot, si la terre n’occupoit pas le centre du monde l’ordre que nous voyons s’observer dans les accroissemens et décroissemens des jours et des nuits, seroit troublé et confondu. Outre que les éclipses de lune ne pourroient pas se faire pour toutes les parties du ciel, dans l’opposition diamétrale au soleil ; parce que souvent la terre ne seroit pas interposée entre les points où ces astres sont diamétralement opposés, mais dans des distances moindres que le demi-cercle.

θεωρεῖται, ἒξ μὲν ἀεὶ καὶ πᾶσι φαινονμένων ὑπὲρ γῆς δωδεκατημορίων, ἒξ δὲ τῶν λοιπῶν ἀφανων ὄντων, εἶτ’ αὖ πάλιν ἐκείνων μὲν ὅλων κατὰ τὸ αὐτὸ φαινομένων ὑπὲρ γῆς, τῶν δὲ λοιπῶν ἅμα μὴ φαινομένων· ὡς δῆλον τυγχάνειν ὅτι καὶ τὰ τμήματα τοῦ ζωδιακοῦ διχοτομεῖται ὑπὸ τοῦ ὁρίζοντος, ἐκ τοῦ τὰ αὖτὰ ἡμικύκλια ὅλα, ποτὲ μὲν ὑπὲρ γῆν ποτὲ δὲ ὑπὸ γῆν, ἀπολαμβάνισθαι.

Καὶ καθόλου δ’ ἂν συνέβαινεν, εἴπερ μὴ ὑπ’ αὐτὸν τὸν ἐσημερινὸν εἶχε τὴν θέσιν ἡ γῆ, πρὸς ἄρκτους δὲ ἢ πρὸς μεσημβρίαν ἀπέκλινε, πρὸς τὸν ἕτερον τῶν. πόλων, τὸ μηκέτι μηδὲ πρὸς αἴσθησιν ἐν ταῖς ἐσημερίαις τὰς ἀνατολικὰς τῶν γνωμόνων σκιὰς ταῖς δυτικαῖς ἐπ’ εὐθείας γίνεσθαι, κατὰ τῶν παραλλήλων τῷ ὁρίζοντι ἐπεπέδων, ὅπερ ἄντικρυς πανταχῆ θεωρεῖται παρακολουθοῦν. Φανερὸν δ’ αὐτόθεν ὅτι μηδέ τὴν τρέτην τῶν θέσεων οἶόν τε προχωρεῖν, ἑκατέρων τῶν ἐν ταῖς πρόταις ἐναντιωμάτων ἐπ’ αὐτῆς συμβησομέων.

Συνελόντι δ’ εἰπεῖν, πᾶσα ἂν δυγχυθείη τέλεον ἡ τάξις, ἡ περὶ τὰς αὐξομειώσεις τῶν νυχθημέρων θεωρουμένη, μὴ μέσης ὑποκειμένης τῆς γῆς· μετὰ τοῦ μηδὲ τὰς τῆς σελήνης ἐκλείψεις, κατὰ πάντα τὰ μέρη τοῦ οὐρανοῦ, πρὸς τὴν κατὰ διάμετρον τῷ ἡλίῳ στάσιν ἀποτελεῖσθαι δύνεσθαι, τῆς γῆς πολλάκις μὴ ἐν ταῖς διαμετρούσαις παρόδοις ἐπιπροσθούσης αὐτοῖς, ἀλλὰ ἐν τοῖς ἐλάττοσι τοῦ ἡμικυκλίου διαστήμασιν.