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pour dix ans à dévorer ces ressources. Sans doute, d’ici là, on aura inventé de nouvelles combinaisons.

En attendant, la fortune publique, les producteurs de toutes sortes qui circulent ou font circuler leurs marchandises sur les voies de fer, les ouvriers employés à leur mise en valeur, en un mot, la France, ses richesses, ses habitants, tout cela est livré en pâture à la finance.

Nous avons donné, page 283, un tarif légal et d’application impossible des droits de navigation ; or les tarifs effectifs des chemins de fer sont bien autrement exorbitants que ceux des canaux. Les prix ne sont pas uniformes sur toutes les lignes ; les chiffres suivants représentent à peu près la moyenne des conditions de transport.


MOYENNE DES TARIFS
péage, transport et impôt du dixième compris, mais non compris le décime de guerre établi en 1855.


Voyageurs.
1re classe 0,105
2e 0,077
3e 0,057
Bestiaux.
Chevaux, mulets, bœufs, vaches 0,105
Veaux et porcs 0,041
Moutons et chèvres 0,020
Par tonne et par kilomètre.
Huîtres et marée à la vitesse des voyageurs 0,550
Marchandises à petite vitesse.
Hors classe. — Acides minéraux, arbres et arbustes, œufs, comestibles, volailles, objets d’art, poudres, meubles, etc. 0,219
1re classe. — Amandes, amidon, bimbeloterie, ébénisterie, chaudronnerie, coton filé ; coutellerie, cuirs ouvrés, étoffes, fer-blanc en feuilles, fils, passementerie, mécanique, pelleterie, tôle fine, zinc ouvré, etc. 0,146