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CANAL D’ARLES À BOUC.
(Paris, 20, rue Saint-Fiacre.)


Ce canal, ouvert sur la rive gauche du Rhône, a pour but d’offrir à la navigation une voie indépendante des accidents du fleuve. Entrepris en 1802, il a été livré à la navigation pour une partie en 1829, et pour le reste en 1834. Son parcours est de 47,338 mètres. Il a coûté 11,147,448 fr.

L’emprunt affecté à ce canal était de 5,500,000 fr., portant intérêt à 5 3/25e 0/0, et remboursables avec prime. Il s’est formé, comme pour le canal de Bourgogne, une société ayant pour but la capitalisation immédiate de tout ce qui excède 5 0/0 des annuités payées par l’État : en sorte que les actions sont au nombre de 6,000, chacune de 1,000 fr. Elles portent intérêt à 5 0/0 l’an, payable le 1er avril et le 1er octobre, et doivent être remboursées par voie de tirage au sort depuis 1829 jusqu’en 1864.

L’action de jouissance donne droit à 1/6,000e de la moitié du revenu pendant 40 ans, à partir du remboursement complet des actions d’emprunt.


TROIS-CANAUX.
(Paris, 20, rue Saint-Fiacre.)


La Compagnie des Trois-Canaux, autrefois du duc d’Angoulême, comprend le canal des Ardennes, le canal de la Somme et la navigation de l’Oise.

Le canal des Ardennes, entrepris en 1821, a pour but de réunir les vallées de l’Aisne et de la Meuse. Il prend son origine à Donchery, sur cette petite rivière, remonte la vallée de la Bar, et aboutit à Semny, sur la rivière de l’Aisne. De Semny, il se prolonge d’un côté dans la vallée d’Aisne jusqu’à Neufchâtel ; de l’autre il remonte l’Aisne jusqu’à Vouziers. Sa longueur est de 105 kilomètres et demi. Il a coûté un peu plus de 15 millions.

Les travaux du canal de la Somme, commencés en 1770, suspendus et repris à diverses époques, n’ont été terminés