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et leurs intérêts ? En cas de concurrence et de guerre ouverte, il y aurait des frais à payer : le monde de l’agio va-t-il avoir, comme celui de la politique, ses partis, ses proscrits et ses prétendants ?

On parle déjà d’accord et d’entente entre la Compagnie Mirès et celle du Crédit mobilier : c’est la sainte-alliance des capitaux qui se pose, expression la plus haute de la féodalité industrielle.


Les bénéfices, après le prélèvement de 5 0/0 d’intérêt aux actions, sont répartis comme suit :

5 0/0 au fonds de réserve, qui ne peut dépasser 2 millions ;

10 0/0 à la gérance ;

76 0/0 aux actions, à titre de dividende.

L’assemblée générale se compose des 200 plus forts actionnaires. 40 actions donnent droit à une voix, sans qu’on puisse disposer de plus de 10.

Les actions ont produit :

en 1854 : 69 fr.            En 1855 : 79 90


CAISSE CENTRALE DE L’INDUSTRIE.
(Paris. 108, rue Richelieu.)


Société en commandite sous la raison sociale Vergniolle et Cie. Durée, 15 ans, finissant au 15 juillet 1870.

Capital social, 5 millions, divisé en 50,000 actions libérées de 100 fr.

Après l’intérêt de 5 0/0, les bénéfices sont répartis :

10 0/0 à la réserve ;

15 0/0 à la gérance ;

75 0/0 au dividende.

L’assemblée se compose de tous les propriétaires de 40 actions.

Le premier exercice a donné 15 0/0, et le second 20 0/0 de revenu.