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également le blâme, le premier de la nation, et les autres de la justice.

Les produits nets sont ainsi répartis :

1° 5 0/0 d’intérêt aux actions ;

2° 5 0/0 au fonds de réserve.

Le surplus appartient :

1/10e aux administrateurs ;

9/10e aux actions à titre de dividende.

Voici les résultats des trois exercices clos :

1853
1854
1855
Produits bruts
7,582,755 96
10,335,040 28
31,870,776 46
Frais généraux
2,158,561 69
2,556,477 21
3,778,775 07
----------------
----------------
----------------
Bénéfices nets
5,424,161 37
7,779,563 07
28,082,001 39


1853 : 40 fr. 25, ou 13 40 0/0 des sommes versées.
1854 : 59 fr. » », ou 12 » » 0/0 —
1855 : 203 fr. 70, ou 40 74 0/0 —

Les actions ont fait au début 1,785 fr. ; elles se sont maintenues en 1853 entre 640 et 960 ; elles sont tombées en 1854, au plus bas, à 430 ; elles ont repris peu à peu à 700 et au-dessus, et ont atteint 1,650 en 1855, et 1,800 en 1856.

Les oscillations sur cette valeur sont brusques et marchent par soubresauts ; il n’est pas rare de voir les cours varier de 25 à 30 fr. d’une Bourse à l’autre, monter ou tomber de 500 fr. en six semaines. C’est que le Crédit mobilier est la plus haute incarnation de l’esprit du jeu, de la spéculation échevelée, haletante et fiévreuse. Autant le calme, la régularité, la fixité de la mercuriale sont nécessaires au Crédit foncier, autant les fluctuations incessantes, les paniques, les emportements, les tempêtes sont indispensables au Mobilier. La stabilité de la cote, l’absence d’affaires nouvelles, l’abaissement du taux des reports pendant six mois mettraient la Société générale en liquidation.


SOCIÉTÉS ORGANISÉES SUR LE PLAN DU CRÉDIT MOBILIER.


Les développements dans lesquels nous sommes entré sur