Page:Privas - Chansons des enfants du peuple, 1905.djvu/150

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
134
I

Sans feu ni lieu, sans lit ni toit,
Les gueux ont froid !
Noël, Noël !
Les gueux ont droit
Aux richesses de notre terre ;
Noël, Noël !
Il faut aux gueux
Donner un abri généreux :
L'heure est morte où le miséreux
Devait et souffrir et se taire.

II

Brisés, vaincus par le destin,
Les gueux ont faim !
Noël, Noël !
Les gueux en vain
Veulent goûter aux joies humaines ;
Noël, Noël !
Il faut enfin
Donner au gueux sa part de pain :
L’heure est en marche où dans sa main
Va flamber la torche des haines.