Page:Poe - Derniers Contes.djvu/99

Cette page a été validée par deux contributeurs.


ciel, la parure d’agrafes vertes, et les sept volants en oreillettes couleur orange. Quant à Snobbs, on n’a qu’à me regarder pour reconnaître tout de suite que je ne m’appelle pas Snobbs. C’est miss Tabitha Turnip[1] qui a répandu ce bruit par pure envie. Oui, Tabitha Turnip ! Ô la petite misérable ! Mais que peut-on attendre d’un navet ? Ne se souvient-elle pas de l’adage sur « le sang d’un navet, etc… ? » (Memorandum : le lui rappeler à la première occasion. Autre Memorandum : lui tirer le nez.) Mais où en étais-je ? Ah ! je sais aussi que Snobbs est une pure corruption de Zénobia, et que Zénobia était une reine, (Moi aussi : le Dr Moneypenny m’appelle toujours la Reine des Cœurs) et que Zénobia, comme Psyché, est de l’excellent grec, et que mon père était Grec, et que par conséquent j’ai droit à cette appellation patronymique qui est Zénobia, et pas du tout Snobbs. Il n’y a que Tabitha Turnip qui m’appelle Suky Snobbs. Je suis la Signora Psyché Zénobia.

Comme je l’ai déjà dit, tout le monde a

  1. Tabitha Navet.