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qu’il avait deviné ses trois lois — ces trois lois capitales qui amenèrent le plus grand des mathématiciens Inglish à son principe, la base de tous les principes de la physique — et qui seules nous introduisent dans le royaume de la métaphysique.

Kepler les devina — c’est-à-dire, les imagina. Il était avant tout un théoriste — mot si sacré aujourd’hui et qui ne fut d’abord qu’une épithète de mépris. N’auraient-ils pas été aussi fort en peine, ces vieilles taupes, d’expliquer par laquelle de leurs deux méthodes un cryptographe vient à bout de résoudre une écriture chiffrée d’une difficulté plus qu’ordinaire, ou par laquelle de leurs deux méthodes Champollion mit l’esprit humain sur la voie de ces immortelles et presque innombrables découvertes, en déchiffrant les hiéroglyphes ?

Encore un mot sur ce sujet, et j’aurai fini de vous assommer. N’est-il pas plus qu’étrange, qu’avec leurs éternelles rodomontades sur les méthodes pour arriver à la vérité, ces bigots aient laissé de côté celle qu’aujourd’hui nous considérons comme la grande route du vrai — celle de la concordance ? Ne semble-t-il pas