Page:Poe - Derniers Contes.djvu/73

Cette page a été validée par deux contributeurs.


qui ne pouvait être compensé par aucune certitude supérieure des anciennes méthodes d’investigation. L’erreur de ces Jurmains, de ces Vrinch, de ces Inglitch, et de ces Amriccans (nos ancêtres immédiats, pour le dire en passant) était une erreur analogue à celle du prétendu connaisseur qui s’imagine qu’il doit voir d’autant mieux un objet qu’il l’approche plus près de ses yeux. Ces gens étaient aveuglés par les détails. Quand ils procédaient d’après Hogg, leurs faits n’étaient jamais en résumé que des faits, matière de peu de conséquence, à moins qu’on ne se crût très avancé en concluant que c’étaient des faits, et qu’ils devaient être des faits, parce qu’ils apparaissaient tels. S’ils suivaient la méthode de Bélier, c’est à peine si leur procédé était aussi droit qu’une corne de cet animal, car ils n’ont jamais émis un axiome qui fût un véritable axiome dans toute la force du terme. Il fallait qu’ils fussent véritablement aveuglés pour ne pas s’en apercevoir, même de leur temps ; car à leur époque même, beaucoup d’axiomes longtemps reçus comme tels avaient été abandonnés. Par exemple : « Ex ni-