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galant homme, et qu’il n’a rien de mieux à faire, (lui, le pauvre diable), que d’attendre. L’on pourrait supposer qu’en effet il eût attendu… si la mort l’avait voulu. Il meurt de faim, et par la bonne fortune de sa mort, le gras éditeur et propriétaire s’engraisse encore de la valeur de vingt-cinq dollars, si habilement sauvés, pour être généreusement dépensés en canards-cendrés et en champagne.

Nous espérons que le lecteur, en parcourant cet article, se gardera de deux choses : la première, de croire que nous l’écrivons sous l’inspiration de notre propre expérience, car nous n’ajoutons foi qu’au récit des souffrances actuelles, — la seconde, de faire quelque application personnelle de nos remarques à quelque éditeur actuellement vivant, puisqu’il est parfaitement reconnu qu’ils sont tous aussi remarquables par leur générosité et leur urbanité, que par leur façon de comprendre et d’apprécier le génie.