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onne ces Magazines (par pure pitié); voilà pourquoi nous avons des éditeurs de Magazines cumulant quelquefois le double titre d’éditeurs et de propriétaires — des éditeurs, dis-je, qui, moyennant certaines conditions de bonne conduite, de poufs à l’occasion, et d’une décente servilité, se font un point de conscience d’encourager le pauvre diable d’auteur avec un dollar ou deux, plus ou moins, selon qu’il se comporte décemment, et s’abstient de la vilaine habitude de relever le nez.

Nous espérons, cependant, n’être pas assez prévenu ou assez vindicatif pour insinuer que ce qui, de leur part (des éditeurs de Magazines) semble si peu libéral, soit en réalité une illibéralité qui doive être mise à leur charge. De fait, il saute aux yeux que ce que nous avons dit est précisément l’inverse d’une pareille accusation. Ces éditeurs paient quelque chose — les autres ne paient rien du tout. Il y a là évidemment une certaine différence, — quoiqu’un mathématicien put prétendre que la différence est infinitésimale. Mais enfin ces éditeurs et propriétaires de Magazines paient (il n’y a pas à dire), et pour