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Et puis ! le tonnerre des chevaliers serrés qui se précipitent
En même temps que grandit leur cri de guerre,
Peut faire descendre du ciel un ange étincelant,
Et réveiller un démon de l’enfer.

Montez donc ! montez donc, nobles braves, montez tous,
Hâtez-vous de revêtir vos cimiers ;
Courriers de la mort, Gloire et Honneur, appelez-nous
Au champ de guerre une fois encore.
D’aigres larmes ne rempliront pas nos yeux,
Quand la poignée de notre épée sera dans notre main ;
Nous partirons le cœur entier, sans un soupir
Pour la plus belle du pays.
Laissons l’amoureux jouer du chalumeau, et le poltron
Se lamenter et pleurnicher ;
Notre affaire à nous, c’est de combattre en hommes,
Et de mourir en héros !