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Qui à travers de longs jours de labeur
Et des nuits sans repos,
N’a cessé d’entendre en son âme la musique
De merveilleuses mélodies.

De tels chants ont le pouvoir d’apaiser
La pulsation sans repos du souci,
Et descendent comme la bénédiction
Qui suit la prière.

Puis lis, dans le volume favori,
Le poème de ton choix,
Et prête à la rime du poète
La beauté de ta voix.

Et la nuit se remplira de musique,
Et les soucis qui infestent le jour
Replieront leurs tentes comme les Arabes,
Et s’enfuiront aussi silencieux.


Sans beaucoup de frais d’imagination, ces vers ont été admirés à bon droit pour leur délicatesse d’expression. Quelques-unes des images ont beaucoup d’effet. Il ne se peut rien de meilleur que :


.... ces bardes sublimes,
Dont l’écho des pas lointains retentit
À travers les corridors du Temps


L’idée du dernier quatrain est aussi très saisissante. Toutefois, le poème dans son ensemble, est surtout admirable par la gracieuse insouciance de son mètre, si bien