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d’une seule des lettres, la personne interceptant la missive aurait déjà un grand avantage, et pourrait appliquer cette connaissance à tous les cas où le signe en question est employé dans le chiffre.

D’autre part, les cryptographies, qui nous ont été envoyées par notre correspondant de Stonington, identiques en construction avec le chiffre résolu par Berryer, n’offrent pas ce même avantage.

Examinons par exemple la seconde de ces énigmes. Sa phrase-clef est : « Suaviter in modo, fortiter in re. »

Plaçons maintenant l’alphabet sous cette phrase, lettre sous lettre ; nous aurons :


s u a v i t e r i n m o d o f o r t i t e r i n r e
a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z


où l’on voit que : a est pris pour c
d » » » m
e » » » g, u et z
f » » » o
i » » » e, i, s et w
m » » » k
n » » » j et x
o » » » i, n et p
r » » » h, q, v et y
s » » » a