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que personne ne croyait réellement à l’authenticité des réponses. Les uns prétendaient que ces mystérieux logogriphes n’étaient là que pour donner au journal un air drôle, en vue d’attirer l’attention. Selon d’autres, il était plus probable que non seulement nous résolvions les chiffres, mais encore que nous composions nous-même les énigmes pour les résoudre. Comme les choses en étaient là, quand on jugea à propos d’en finir avec cette diablerie, l’auteur de cet article profita de l’occasion pour affirmer la sincérité du journal en question, — pour repousser les accusations de mystification dont il fut assailli, — et pour déclarer en son propre nom que les chiffres avaient tous été écrits de bonne foi, et résolus de même.

Voici un mode de correspondance secrète très ordinaire et assez simple. Une carte est percée à des intervalles irréguliers de trous oblongs, de la longueur des mots ordinaires de trois syllabes du type vulgaire. Une seconde carte est préparée identiquement semblable. Chaque correspondant a sa carte. Pour écrire une lettre, on place la carte percée qui sert de clef