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particulières qui régissent un chiffre quelconque, ou la construction de sa clef. La difficulté de déchiffrer une énigme cryptographique n’est pas toujours en rapport avec la peine qu’elle a coûtée, ou l’ingéniosité qu’a exigée sa construction. La clef, en définitive, ne sert qu’à ceux qui sont au fait du chiffre ; la tierce personne qui déchiffre n’en a aucune idée. Elle force la serrure. Dans les différentes méthodes de cryptographie que j’ai exposées, on observera qu’il y a une complication graduellement croissante. Mais cette complication n’est qu’une ombre : elle n’existe pas en réalité. Elle n’appartient qu’à la composition du chiffre, et ne porte en aucune façon sur sa solution. Le dernier système n’est pas du tout plus difficile à déchiffrer que le premier, quelle que puisse être la difficulté de l’un ou de l’autre.

En discutant un sujet analogue dans un des journaux hebdomadaires de cette ville, il y a dix-huit mois environ, l’auteur de cet article a eu l’occasion de parler de l’application d’une méthode rigoureuse dans toutes les formes de la pensée, — des avantages de cette méthode — de la