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POÉSIES DE BURNS.


Et je continuerai de t’aimer, ma chère,
Jusqu’a ce que les mers soient à suc.
Jusqu’à ce que les mers soient à sec, ma chère,
Et que les rochers fondent au soleil :
Je continuerai de t’aimer, ma chère,
Tant que coulera le sable de la vice.
Et adicu, mon seul smour !
Et adicu pour quelque temps !
Et je reviendrai, mon amour,
Quand je serais à dix mille lieues.
CI.
Oh ! j’ai une fois aimé unc jolie fille,
Oui, et je l’aime toujours,
Et tant que l’honneur échauffera mon sein
J’aimerai ma jolie Nell.
°
Tra la la, etc.
J’ai vu d’aussi jolies filles,
Et plusieurs tout aussi belles :
Mais pour la mine modeste et gracieuse,
Je n’ai jamais vu sa parcille.
Une jolie fille, je le confesse,
Est agréable à l’œil,
Mais sans certaines qualités meilleures
Elle n’est rien pour moi.
Mais les regards de Nelly sont enjoués et doux,
Et, ce qui vaut mieux que tout,
Sa réputation est parfaite
Et sans la moindre tache.
Sa mise est toujours si propre et si élégante,
À la fois décente et distinguée :
Et puis il y a quelque chose dans sa démarche
Qui fait que tout lui va bien.
Une toilette brillante ct un air distingué
Peuvent légèrement toucher le cœur,
Mais c’est l’innocence ct la modestie
Qui polissent le dard.