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58 MÉNEXÈNE

essentielle en éloge et en consolation. On la relève dans le discours prêté par Thucydide à Périclès(il, 35 sq.), qui l'au- rait prononcé pendant l'hiver de 43i/43o; dans l'oraison funèbre attribuée à Lysias (II) ; dans Vêpitaphios transmis sous le nom de Démosthène, qui n'est pas l'œuvre du grand orateur l et paraît inspiré du Ménexène ; enfin, dans la seule oraison funèbre certainement authentique que nous possé- dions : celle qui fut composée par Hypéride en 323 pour les morts de la guerre Lamiaque. Bien plus, nous retrouvons dans ces discours la plupart des thèmes traités dans le Ménexène. Celui de Tautochtonie est esquissé dans le dis- cours de Périclès (Thuc, II, 36) ; il figure chez Lysias (II, 17), dans Vêpitaphios du Pseudo-Démosthène (LX, 4) et chez Hypéride (8). Le Pseudo-Démosthène (5) rappelle que l'Attique a produit la première les fruits nécessaires à la nour- riture de l'homme. L'éloge des ancêtres n'est pas oublié dans Thucydide (II, 36) ; les victoires remportées sur les Ama- zones, la défense des Argiens contre les Thébains, et celle des Héraclides sont célébrées par Lysias (3- 16) et par le Pseudo- Démosthène (8). L'éloge de la constitution athénienne est développé par Thucydide (II, 37) et par Lysias (17-19); le Pseudo-Démosthène (26-26) l'indique en passant. La glorifi- cation des guerres médiques a sa place dans le discours de Lysias (20-47), et se trouve brièvement évoquée chez le Pseudo-Démosthène (10-12), comme chez Hypéride (35-4o). Le thème de Y éducation est ébauché dans le Pseudo-Démos- thène (16 sq.), et mentionné par Hypéride (8-9). Cette idée qu'Athènes a toujours été le champion de la liberté et de la justice et n'a cessé de se dévouer pour la Grèce, revient à plusieurs reprises dans le Ménexène ; c'est encore un lieu com- mun, que l'on note déjà dans le discours de Périclès (Thuc, II, l\o), et qui reparaît dans le Pseudo-Démosthène (16-2/i) comme chez Hypéride (4-5)-

cité par Planude, et dont le style est si caractéristique. Il n'apprend rien sur la disposition du discours dont il faisait partie, orai- son funèbre réellement prononcée à Athènes, suivant Philostrate (Vies des Soph., I, 9,5), ou, plus probablement, simple exercice d'école.

1 . Nous n'avons pas l'oraison funèbre qu'il fut chargé de pronon- cer après Chéronée (338).

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