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chers aux morts et aux vivants, et faciliter les soins que vous donnerez et recevrez. Et maintenant, unissez-vous à tous les autres pour donner aux morts les lamentations d'usage avant de vous retirer ! »

d „ . Tu as là, Ménexène, le discours d'Aspa-

Conclusion. . , ..;. . r

sie de Muet.

Ménexène. — Par Zeus! Socrate, Aspasie est bien heu- reuse, d'après toi, si elle peut, elle une simple femme, composer de pareils discours !

Socrate. — Si tu ne le crois pas, suis-moi, et tu l'enten- dras elle-même.

Ménexène. — Plus d'une fois, Socrate, j'ai rencontré Aspasie, et je sais ce qu'elle vaut.

Socrate. — Eh bien, ne l'admires-tu pas? Et ne lui sais- tu pas gré aujourd'hui de son discours ?

Ménexène. — Si, Socrate ; je suis même, pour ma part, e fort reconnaissant de ce discours à Aspasie ou à celui qui te l'a débité, quel qu'il soit. Et fort reconnaissant, en outre, à celui qui l'a reproduit.

Socrate. — Voilà qui va bien. Mais garde-toi de me dénoncer, si tu veux que je te rapporte encore beaucoup de beaux discours politiques tenus par elle.

Ménexène. — Rassure-toi, je ne te dénoncerai pas, pourvu que tu me les rapportes.

Socrate. — C'est entendu.

élevé leurs fils jusqu'à la jeunesse, et que maintenant, après le* avoir armés, il les laissait libres de s'occuper de leurs affaires.

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