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SOMMAIRE



Dialogue d’introduction entre Socrate et un ami anonyme (309 a-310 a).

Commencement du récit de Socrate : Arrivée matinale d’Hippocrate, qui vient, en grand émoi, lui annoncer la présence de Protagoras à Athènes, chez Callias, et le presse de s’y rendre pour le présenter lui-même comme disciple à Protagoras (310 a-311 a).

Mais qu’est-ce que Protagoras ? Un sophiste (311 a-312 b).

Qu’est-ce qu’un sophiste ? Un homme qui rend les autres habiles à parler ? Mais sur quoi ? (312 b-312 e).

Gravité de la démarche demandée par Hippocrate (313 a-314 e).

Socrate et Hippocrate se rendent chez Callias : Le vestibule ; la réunion des sophistes (314 e-316 a).

Socrate aborde Protagoras et engage l’entretien. Protagoras veut-il répondre en public ou en tête à tête à une question qu’il désire lui poser (316 a-c) ?

Réponse de Protagoras : les sophistes anciens se dissimulaient sous des noms différents ; lui pratique son art ouvertement. Il accepte une discussion publique (316 c-317 e).

La discussion sera donc publique et générale. Question de Socrate : quel profit résulte de l’enseignement donné par Protagoras ? — Réponse de Protagoras : un profit chaque jour plus grand (317 e-318 a). — Mais quel genre de profit ? dit Socrate (318 b-d). — La connaissance, dit Protagoras, non pas d’une foule de sciences inutiles, mais de la politique (318 d-319 a).

La politique peut-elle s’enseigner ? dit Socrate. On peut en douter. Dans les discussions politiques, le premier venu se fait écouter. D’autre part les hommes d’État les plus émi-