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second bien ; mais que le premier bien est la mesure, le juste milieu, l’à-propos, et toutes les autres qualités semblables, qu’on doit regarder comme ayant en partage une nature immuable.

PROTARQUE.

C’est ce qui paraît, d’après ce qui vient d’être dit.

SOCRATE.

Que le second bien est la proportion, le beau, le parfait, ce qui se suffit par soi-même, et tout ce qui est de ce genre.

PROTARQUE.

Il y a apparence.

SOCRATE.

Autant que je puis conjecturer, tu ne t’écarteras guère de la vérité en mettant pour le troisième bien l’intelligence et la sagesse.

PROTARQUE.

Peut-être bien.

SOCRATE.

N’assignerons-nous point la quatrième place à ce que nous avons dit appartenir à l’âme seule, aux sciences, aux arts, aux vraies connaissances, s’il est vrai que ces choses ont une liaison plus étroite avec le bien que le plaisir ?