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DES ACCIDENTS


Qui peuvent survenir pendant et

après les opérations.


Je le pansay, Dieu le guérit.
(Ambroise Paré)


De toutes les parties de l’art de guérir, la médecine opératoire est peut-être celle qui, pendant une longue suite de siècles, a mis le plus d’hésitation dans sa marche et de la lenteur dans ses progrès. Privée du flambeau de l’anatomie dont une superstition funeste lui interdisait la conquête, elle marchait à tâtons dans les sentiers inconnus et bordés de précipices. Ce n’est pas que les anciens n’aient essayé parfois des opérations d’une hardiesse remarquable, car les premiers essais de la castration paraissent appartenir à une époque antérieure à celle de Moïse. Du temps de Calumelle on ne pratiquait que deux ou trois opérations, et les accidents redoutables qu’ils voyaient si souvent surgir et qu’ils ne savaient ni prévenir ni combattre, étaient à la fois la cause et l’excuse de cette réserve timide qui presque toujours les condamnaient à l’inaction, en présence des indications les plus urgentes, les plus précises.

Ce n’est que vers la fin du siècle dernier, à l’époque de la fondation des écoles vétérinaires, que Lafosse et Bourgelat ayant fait faire des progrès aux sciences anatomiques et physiologiques, que la chirurgie a pu être assise sur une base