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Page:Pierre de Coubertin - Pédagogie Sportive, 1922.djvu/86

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pédagogie sportive

mouvements ; sous bénéfice de cette observation, le fleurettiste peut trouver utile d’entretenir son allonge en tirant au mur et le boxeur de se faire les poings sur un gros sac pesant pendu au plafond ; pour ce dernier, le punching ball ordinaire est peu favorable, du moins tant qu’il n’est pas expérimenté et que ses coups de poing n’ont pas acquis leur plein développement.

Resterait à parler du tir ; mais le tir, à lui tout seul, est-il vraiment un sport ? On cherche en vain dans le geste du tireur le caractère de « muscularisme intensif » considéré comme un des éléments essentiels de l’exercice sportif. Nous le retrouverons d’ailleurs tout à l’heure, en parlant de la chasse, combiné virilement avec d’autres formes sportives ; réduit au seul tir à la cible, il ne serait pas ici à sa place. Quant au tir à l’arc, c’est aujourd’hui un jeu plutôt qu’un moyen de défense.

Sports équestres.

Les sports équestres ont de la peine à se mêler aux autres. Le préjugé aristocratique, qui les isole, est entretenu par l’orgueil de caste et par l’intérêt professionnel lesquels, en Europe surtout, s’entendent pour perpétuer des errements dont le principe réside dans une méthode défectueuse d’apprentissage. Cette méthode repose sur l’abus du manège. Le manège, lieu de perfectionnement pour le cavalier d’élite qui en est à pouvoir améliorer un cheval fin en le travaillant, ne saurait convenir au débourrage du cavalier populaire qui se contentera de pouvoir utiliser un cheval ordinaire sans le détériorer. ▬ La