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Page:Pierre de Coubertin - Pédagogie Sportive, 1922.djvu/59

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histoire des exercices sportifs

du cuirassier ou du dragon ne devait pas être plus forte que celle du hussard, de même que pour les chevaux qui les portent. » Les méthodes se succédèrent les unes aux autres, toutes basées sur l’étude du corps humain envisagé du seul point de vue animal. L’orientation de l’éducation physique moderne s’en trouva viciée tant au Nouveau-Monde où les mêmes tendances sévirent que dans l’Europe continentale. Seuls l’Angleterre et ses Dominions résistèrent à ce courant, plutôt par xénophobie d’ailleurs qu’en connaissance de cause.

Le Congrès de Psychologie sportive tenu à Lausanne en mai 1913 marqua la première tentative d’arrêt dans cette voie défectueuse[1]. Par son programme posant une série de problèmes non encore étudiés, par la collaboration de personnalités telles que G. Ferrero ou Théodore Roosevelt, le Congrès de Lausanne jalonna un champ nouveau que, malgré les oppositions, il faudra bien se décider à défricher. Il n’en restera pas moins que l’animalisme scientifique, en pénétrant de façon si absolue la pédagogie sportive, a stérilisé son action et grandement retardé, sinon compromis, les résultats qu’on en pouvait attendre.

Les Jeux Olympiques et la concentration sportive.

Le rétablissement des Jeux Olympiques a été solennellement proclamé à la Sorbonne à Paris, le 23 juin 1894, par le Congrès international universitaire et sportif convoqué à cet effet. Depuis lors les Jeux Olympiques ont eu lieu régulièrement dans l’ordre

  1. Voir le volume des travaux de ce congrès (Payot et Cie).