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Page:Pierre de Coubertin - Pédagogie Sportive, 1922.djvu/122

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pédagogie sportive

Concours.

Inutile de revenir sur ce que nous avons dit concernant la nécessité du concours et l’absurdité d’en vouloir supprimer le principe. Bornons-nous à classer les différentes formes de concours et à indiquer comment se présentent deux questions connexes, de haute importance : celle de la publicité et celle des prix. On distingue les concours d’après les conditions de départ : si certains concurrents reçoivent un avantage sous forme de points ou d’avance sur le terrain (ainsi que cela se pratique par exemple en courses à pied ou au tennis) le concours est dit handicap. Rien de meilleur pour aider à l’entraînement. Mais outre que certains sports ne le comportent pas, les règles d’après lesquelles le handicap est établi sont toujours malaisées à fixer. Quant aux championnats, ils sont dits mondiaux, nationaux ou régionaux, selon que sont admis à y participer les représentants de tous les pays, d’un seul pays ou d’une région d’un pays. La qualification de champion du monde est pratiquement vaine par la raison qu’il n’existe point de réunions — même les Jeux Olympiques — où toutes les nations se trouvent représentées par leurs meilleurs hommes ; à peine pourrait-on y tendre pour un championnat national dans un pays de dimensions restreintes. Mais le titre de champion réjouit à ce point la vanité qu’on a multiplié les occasions de s’en affubler en créant des championnats locaux dans la moindre ville d’eaux. Ces créations ont apporté à la publicité un renfort déplorable et singulièrement aggravé la néfaste influence des prix.

Toutes ces notions sont en fonction les unes des autres. Plus il existe de championnats locaux, plus le