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à travers les public schools

queurs sont reçus au retour. — Le second groupe était plus typique encore : c’était la « Fire Brigade », et mon ami avait eu l’insigne gloire d’en faire partie la dernière année de son séjour à Charterhouse. Oui ! un bataillon libre de pompiers, choisis parmi les plus forts et aussi les plus sages, car cet uniforme-là est réservé à l’élite de l’élite. Les maîtres sans doute ne permettent pas à ces vaillants jeunes gens de s’exposer par trop et savent contenir leur intrépidité, mais ils ne craignent pas de les laisser se mouiller les pieds ni de les faire lever la nuit si un incendie s’est déclaré pour lequel leur concours puisse être utile. Après tout personne ne force les élèves à faire partie de cette légion et ceux qui en sont jugés dignes n’y entrent pas sans l’autorisation de leurs parents. La « Fire Brigade » de Charterhouse a maintes fois rendu des services fort appréciables ; dans aucun autre collège, je n’avais entendu parler d’une institution de ce genre ; elle peut être critiquée et elle l’est sans doute ; pour moi, j’estime que celui qui en a eu la première idée, a eu là une idée sublime.