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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/98

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la chronique

ments, il entendait n’avoir d’engagement sur aucun point ». La France donnait d’ailleurs de nouvelles marques de son esprit conciliant en passant condamnation sur les affaires du Mole de Tanger et de « l’avance personnelle » faite au Sultan — et surtout en acceptant que les décisions de la conférence fussent prises à l’unanimité de sorte qu’il suffisait de l’opposition de l’Allemagne pour que le mandat général ne fut pas confié à la France.

L’agitation d’une mauvaise conscience.

Une fois encore on avait occasion à Berlin de faire machine arrière, des satisfactions importantes ayant été obtenues. À vrai dire la retraite n’était pas aussi aisée — et ne pouvait pas être aussi honorable — qu’elle l’eut été deux mois plus tôt. Il était impossible, en effet, de faire admettre au monde que toute cette crise eut pour origine un souci marocain. Le monde savait parfaitement à quoi s’en tenir et nourrissait de l’humeur contre l’Allemagne qui avait risqué de déchaîner une guerre géante sans motifs sérieux. Guillaume ii, si grande que fut sa propre respon-