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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/95

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de france

Oudjda. Le gouvernement allemand ayant tenté des représentations à Paris, celles-ci furent écartées purement et simplement ; devant l’énergique attitude de la France appuyée d’ailleurs par l’unanimité de l’opinion étrangère, le comte de Tattenbach reçut l’ordre d’insister pour qu’Abdul Azis cédât sans retard aux injonctions françaises.

Entre temps, les négociations de Karlstadt et de Porstmouth s’étaient ouvertes. La crise Scandinave semblait être en passe de s’envenimer tandis qu’au contraire le drame d’Extrême-orient paraissait proche de sa conclusion. Guillaume ii se montra tout à fait désorienté par ces événements. Il fit ou laissa lancer l’idée de la fermeture de la Baltique, fit ou laissa parler de la candidature possible d’un de ses fils au futur trône de Norvège et enfin organisa cette mystérieuse et romantique entrevue de Bjorkö, au cours de laquelle il eut avec Nicolas ii, en mer, à minuit, un entretien dont sans doute aucun des deux souverains ne révélera jamais la substance. À la même heure, M. Witte, plénipotentiaire russe, s’entretenait à Paris avec le président de la République et les membres du gouvernement avant de s’embarquer pour l’Amérique.