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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/92

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la chronique

mais la fin d’une des phases, et la plus aiguë, du conflit. La France acceptait l’idée de la conférence et l’Allemagne consentait à s’entendre préalablement avec elle et à reconnaître le caractère exceptionnel de sa situation au Maroc. Les textes étaient brefs et vagues tout à la fois. Il fallait de part et d’autre passablement de bonne volonté pour en faire sortir une entente durable. Ce résultat n’en fut pas moins salué — et il méritait de l’être — par les véritables amis de la paix comme l’aube de jours meilleurs.

Si l’empereur avait voulu se désister alors des projets compliqués et dangereux à travers lesquels il s’avançait en hésitant depuis trois mois, il le pouvait en toute sécurité. La victoire lui restait par le seul fait de la démission exigée par lui d’un ministre qui était demeuré au pouvoir près de sept années et y avait acquis un prestige et une autorité considérables. Sa seconde exigence concernant la réunion d’une conférence internationale, avait également reçu satisfaction. Il suffisait donc que le docteur Rosen, en arrivant à Paris pour s’y entendre avec M. Revoil chargé d’arrêter avec lui les bases des travaux de la future conférence, y apportât un rameau d’olivier. Tous les nuages