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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/91

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Les notes du 8 juillet.

L’heure dangereuse était passée ; Guillaume ii, disons-le pour l’honneur de son nom, n’avait pas su se décider à temps pour cette guerre à laquelle le poussait un parti puissant, peu nombreux peut-être mais très ardent et fort des considérations que nous avons exposées précédemment[1]. Quant à l’opinion allemande elle était un peu comme le célèbre soldat du chanteur Polin ; d’un bout à l’autre, elle n’y avait « rien compris ». Ne voulant point la guerre, elle s’était d’abord obstinément refusée à y croire. Les écarts d’une presse sans mesure l’ayant désorientée, elle commençait maintenant à devenir belliqueuse et à se persuader qu’il existait un complot secret tramé contre l’Allemagne par la perfide Angleterre avec le concours de la France.

Les notes qui furent échangées entre les gouvernements français et allemand le 8 juillet et qui furent portées le 10 juillet à la tribune du parlement français par M. Rouvier, marquèrent non point le rétablissement de relations cordiales

  1. Voir le chapitre i.