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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/90

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la chronique

imaginé. Il était évident qu’on avait atteint le terme des concessions auxquelles elle se résoudrait et qu’en même temps aucune provocation de presse ou autre ne la ferait sortir de l’attitude calme et digne qu’elle avait adoptée et dont le monde entier lui savait gré. Une légère pointe d’insouciance venait même s’y mêler. Le rôle réparateur joué par M. Thomson au ministère de la Marine, le rétablissement dans l’armée d’un état d’esprit conforme à sa mission, tout cela et jusqu’à la dignité des discussions parlementaires au milieu desquelles s’élaborait le régime de la séparation des Églises et de l’État composait, avec la perspective prochaine des négociations de paix entre la Russie et le Japon, l’amorce d’une situation nouvelle en face de laquelle l’Allemagne allait se trouver. Son cas devenait médiocre et comme le lui disait le Times, ses procédés n’étaient pas destinés « à la rehausser dans l’estime du monde et à inspirer confiance en elle ». Elle céda donc sur cette question de l’entente préalable dont M. Bihourd avait fait connaître, ; la date du 25 juin, qu’elle « refusait catégoriquement » d’admettre la possibilité.