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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/87

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c’est le statu quo et il faut que vous sachiez que nous sommes derrière le Maroc ». Cette fois, les complaisances françaises s’arrêtèrent. Il n’était plus possible de céder sans savoir ou l’on allait et M. Rouvier réclama, avant de prendre une décision, de connaître la façon dont l’Allemagne envisageait le programme éventuel de la conférence. Le prince de Bulow (car pour mieux souligner l’ampleur de sa victoire Guillaume ii venait de décerner le titre de prince à son chancelier) répondit que toute discussion du programme devait être ajournée après que la France aurait accepté d’une manière formelle l’invitation à la conférence. Des autres puissances il ne pouvait être question car on savait dores et déjà que la plupart d’entre elles subordonneraient leur acceptation à celle de la France. Il y avait là un renouvellement de l’ultimatum précédent sous des formes légèrement adoucies toutefois et dues à ce qu’on venait d’apprendre en Europe que, contrairement à toutes les prévisions, Nicolas ii et Mutsu Hito avaient répondu dans un sens favorable à l’appel du président Roosevelt les invitant à ouvrir des négociations pour la paix. Mais ce n’était encore là qu’un bien vague espoir et le