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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/56

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la chronique

gouvernement français ainsi qu’il convenait ? On se prit à en douter. Or ces avances avaient été faites trop discrètement, peut-être, mais de façon assez nette parce que le silence opposé par l’ambassadeur d’Allemagne à Paris put être considéré comme une fin de non-recevoir.

Quant à des négociations d’une plus haute portée, ce n’était pas sans doute à la France à les entamer et l’Allemagne ne se montra disposée qu’une seule fois à entrer dans cette voie. L’incident est étrange et peu connu ; un journal y a fait une allusion récente. Un jour de l’automne de 1899, le ministre des Affaires étrangères reçut une dépêche dans laquelle l’ambassadeur de France à Berlin relatait des conversations récentes qu’il avait eues avec le chancelier. L’insistance de ce dernier à faire remarquer combien la France et l’Allemagne avaient au loin d’intérêts similaires avait frappé l’ambassadeur. M. Delcassé prévint sans retard le président de la République et le premier ministre de ces ouvertures à peine déguisées et, d’accord avec eux, il se déclara dans sa réponse disposé à entamer des pourparlers sur la concordance desdits intérêts. Il demandait à l’Allemagne d’indiquer les points sur lesquels