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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/52

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la chronique

ment italien, s’ensuit-il qu’il puisse se proclamer satisfait de la chute du pouvoir temporel ? Si même telle était sa pensée intime, il n’aurait pas le droit de la publier et nul à Rome ne songe à lui demander de le faire.

L’intervention à trois en Extrême-orient eût un lendemain plus significatif encore ; ce fut l’acceptation par la France du feld-maréchal de Waldersee comme commandant en chef de l’expédition internationale envoyée au secours des Légations assiégées dans Pékin par les Boxers. On a dit à ce propos que l’affaire avait été menée par l’empereur d’Allemagne avec une habileté assez consommée pour rendre une non-acceptation du gouvernement français presque impossible à formuler. Cela est fort exagéré. Il y a mille moyens diplomatiques auxquels la France aurait pu recourir pour éluder — ou même faire échouer — le projet impérial. Certes Guillaume ii en agissant d’abord sur l’esprit du Tsar avait pris ses précautions mais tout n’était pas dit par le fait que la Russie eût accueilli favorablement de semblables ouvertures. Le cabinet de Paris pourtant ne chercha pas en cette affaire à épiloguer mesquinement. Il se fia à la réputation d’un officier général dont