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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/47

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de france

gnito que l’impératrice allait faire en France ne comportait ni surprises ni déboires. On sait ce qui en advint. Si des maladresses évidentes furent commises du côté allemand, il est difficile de défendre le point de vue français. Il n’y avait rien que de flatteur dans la démarche faite par la souveraine auprès des peintres français et l’on n’aperçoit pas en quoi leur participation à une exposition berlinoise pouvait compromettre les intérêts patriotiques. Ils eurent le tort, cédant à une mauvaise pression, de reprendre leur parole et il en résulta que les meneurs de cette fâcheuse campagne, se sentant enhardis, faillirent organiser sur le passage de l’impératrice le jour de son départ de Paris la plus inconvenante et la moins justifiable des manifestations. La population parisienne sut heureusement garder le calme nécessaire et l’incident se termina mieux qu’on n’avait pu l’espérer.

Il est remarquable de constater que Guillaume ii n’en garda point rancune à la France. Après avoir ressenti sur le moment un vif dépit, il se rendit compte probablement que le terrain n’avait pas été suffisamment préparé ni la démarche assez mesurée. Le malentendu ne subsista pas. En 1893