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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/44

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la chronique

étant mort, une mission militaire présidée par le général Billot vint représenter la République française à ses obsèques et déposer sur son cercueil une couronne ornée de rubans tricolores. Il y avait là un manque de tact véritablement extraordinaire car, s’il était tout à fait normal d’accréditer en cette circonstance une mission spéciale auprès du gouvernement impérial, il n’y avait aucune raison pour que le soin de la présider fut confié à un représentant de l’armée nationale. Ces faits deviennent plus incompréhensibles encore si on les rapproche de faits subséquents tels que la présence du prince de Naples (aujourd’hui le roi Victor-Emmanuel iii) à des manœuvres impériales en Alsace-Lorraine et l’envoi de vaisseaux français à l’inauguration du canal de Kiel. Cette même opinion qui en voulait à Alphonse xii d’une nomination dans laquelle il n’était pour rien ne marqua aucune rancune à l’héritier du trône d’Italie pour avoir pris part à une manifestation dont il eût été plus convenable de le voir s’abstenir. Par contre, elle protesta assez énergiquement contre la participation navale de la France à une fête internationale dont le caractère ne lésait personne après avoir trouvé tout simple l’hom-