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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/42

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la chronique

res sur ces campagnes qui se renouvelèrent encore par la suite. Elles semblent « avoir été des coups de sonde que le chancelier aimait à jeter dans l’opinion pour se rendre compte de son degré d’inflammabilité ; elles avaient le double avantage à ses yeux de le bien renseigner et d’entretenir dans le reste de l’univers l’impression que la France menaçait seule le repos général » [1].

Gestes contradictoires.

La France ne menaçait en rien le repos général assurément mais elle se conduisait parfois de manière à le laisser croire. Il n’y a pas, à cet égard, dans toute son histoire contemporaine de page plus lamentable que le récit de la réception faite au roi d’Espagne Alphonse XII lors de sa visite à Paris au retour de son voyage en Autriche et en Allemagne. Les sympathies du jeune roi pour la France étaient connues de tous et c’est afin de lui donner un nouveau gage d’amitié qu’il avait décidé de s’arrêter officiellement dans sa

  1. Pierre de Coubertin. L’Évolution Française sur la iiie République, 1 vol. Paris, Plon et Cie.