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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/40

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la chronique

le danger que M. de Blowitz, correspondant du Times à Paris, avait eu le talent de découvrir et de signaler à l’opinion universelle.

Menaces et sourires.

Au congrès de Berlin, l’attitude de la France lui valut l’estime et l’approbation générales. M. Waddington qui y négocia fort habilement l’occupation prochaine de la Tunisie sut gagner les bonnes grâces de ses collègues et l’on put croire que les préventions du prince de Bismarck allaient tomber définitivement. En fait il donna peu après une preuve non équivoque de sa bonne volonté et dans des circonstances curieuses à rappeler en ce moment. Par son ordre, lorsque fut réunie à Madrid en 1880 la conférence internationale chargée de régler les affaires du Maroc, on vit les diplomates allemands appuyer chaleureusement les revendications de la France. Ce n’était pas le seul service que celle-ci dut recevoir du cabinet de Berlin. À Tunis à propos de la suppression des Capitulations, au Liban lors de la querelle suscitée entre les grandes puissances par l’expiration des pouvoirs du gouverneur Rustem Pacha, plus