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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/39

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par suite de sa situation géographique — ne saurait se soustraire. Les rapports diplomatiques furent donc repris et empreints du genre de cordialité que comportaient les circonstances. Il semble même qu’à Paris on ait cru devoir aller au-delà du strict nécessaire en envoyant, par exemple, un représentant du maréchal de Mac-Mahon, alors président de la République, saluer l’empereur Guillaume ier durant une de ses visites à Metz. L’alerte de 1875 montra que ce procédé d’une courtoisie exagérée n’avait pas été apprécié. Il faut considérer cette alerte comme le dernier sursaut de la tempête récente et, à cet égard, elle ne revêt pas les mêmes caractères que les incidents de 1887. Alors, le prince de Bismarck ne cherchait point la guerre ; il voulait d’une part obtenir le vote du septennat militaire par le Reichstag et, de l’autre, peser sur le gouvernement français pour que le portefeuille de la guerre fût retiré au général Boulanger dont la popularité naissante l’inquiétait. En 1875 il était vraiment sur le point de céder à la tentation d’écraser dans l’œuf la renaissance vitale de la France. L’intervention directe de la reine Victoria et de l’empereur Alexandre ii auprès de Guillaume ier détourna