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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/24

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la chronique

que les ingénieuses initiatives au moyen desquelles la marine marchande et la navigation de plaisance se sont développées concurremment avec la marine militaire. Il est clair que le fait d’avoir été créée de toutes pièces a facilité sa tâche à l’Amirauté allemande et lui a épargné les inutiles tâtonnements et les coûteuses réfections de matériel auxquels les amirautés des autres nations échappent si difficilement.

L’alliance anglaise.

Cela ne suffisait pas à l’empereur d’avoir mis au monde la marine allemande ; il voulait qu’elle eût un précepteur et que ce fut le meilleur de tous les précepteurs disponibles. Voilà pourquoi il s’obstina à rechercher l’amitié de l’Angleterre. À vrai dire, il ne lui en coûtait pas beaucoup ; s’étant toujours senti attiré par la civilisation britannique, ayant le goût du particularisme londonien bien plus, soit dit entre parenthèse, que de l’éclectisme parisien, il n’avait guère d’efforts à faire pour diriger de ce côté une initiative facilitée encore par des liens d’une étroite parenté avec la famille royale d’Angleterre. Un obstacle pourtant