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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/223

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qui ne tendraient à rien moins qu’à la destruction de la discipline et de l’armée. Jamais il ne tolérera surtout qu’ils abandonnent leur travail ce qui, de la part d’hommes chargés d’assurer de tels services, constituerait une véritable désertion. » Ce langage retentit fortement dans les arsenaux ; il y avait longtemps que l’on n’avait rien entendu de pareil. Quand les ouvriers surent que la Chambre des députés approuvait par 445 voix contre 86 les déclarations du ministre de la Marine, ils comprirent que le temps des folies était passé.

La faute aux mandarins.

La « crise du patriotisme » est-elle finie ? Une crise de cette nature ne cesse pas aussi rapidement mais elle ne renaît pas non plus. L’armée paraît s’être tout à fait ressaisie ; il suffira de quelque énergie pour maintenir désormais l’ordre dans les arsenaux. Le cas des instituteurs est plus grave. Il est évident que ceux-là ont été les plus sérieusement atteints et que si la menace de complications extérieures disparaissait, leur esprit révolutionnaire se manifesterait de nouveau. Mais tout indique que leur action revêtirait un caractère différent et que, de pacifiste et d’humanitariste, elle