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Page:Pierre de Coubertin - Chronique de France, 1905.djvu/206

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la chronique

d’impartialité mais avec netteté aussi. On cherchait à l’intimider à l’extrême gauche et, cette fois, on n’y parvint pas. Il fut convenu tout aussitôt que M. Pelletan quitterait la Marine mais l’attribution des autres portefeuilles ne s’opéra pas sans difficultés. De fâcheux marchandages se succédèrent entre les groupes. Le public fut surpris d’apprendre que finalement MM. Jean Dupuy, Sarrien et Poincaré auxquels M. Rouvier s’était adressé en premier lieu ne figureraient pas sur la liste.

Contre la délation

On se demandait si c’était encore la question des « fiches » qui motivait ces tergiversations et provoquait des changements de dernière heure dans la composition du cabinet. Il y avait lieu de le craindre. On ne pouvait se dissimuler que M. Maurice Berteaux qui conservait le portefeuille de la Guerre récemment placé entre ses mains, ne se montrât parfois trop envieux de plaire aux radicaux. Mais on fut bientôt fixé ; M. Berteaux s’associa aux déclarations énergiques du nouveau président du conseil lorsque celui-ci